Sur le non savoir le 15 mars
Depuis tout jeune, la société nous formate au savoir. A l'école ou le QI est resté longtemps la mesure de l'intelligence. Notre éducation nous juge sur nos connaissances.
Il est bien sûr nécessaire aux jeunes enfants de poser des bases et d'apprendre des règles de bienséance, de société, d'avoir une culture générale. (et nul n'est censé ignorer la loi)
Le problème surgit plus tard avec la généralisation de ces règles.
L'adulte qui arrive avec son savoir veut prouver, démontrer....exister et mélange souvent les lois de société avec les points de vue personnels.
Or chaque modèle du monde est unique (et mérite le respect). En effet chacun voit, entend, ressent des choses et en déduit son modèle du monde qui se traduit par ses valeurs, ses croyances.
Quand quelqu'un dit quelque chose, il nous reste .............à accepter...car c'est ce qu'il a vécu.
Si j'arrive avec mon vécu et que je le compare avec le vécu de mon voisin, nous risquons le conflit à tout moment.
Que faire? Ne fréquenter que les personnes qui nous ressemblent ? N'est ce pas ce que nous cherchons à faire inconsciemment ? Nous regrouper par niveau social, métier, religions, intérêts....
Mais la vie sociale nous confronte indifféremment à tous et révèle nos disparités.
Si je m'éloigne de la posture de vie +/-, c'est à dire : moi, je sais, les autres ne savent pas.
Et que je m'arme de curiosité, simplicité et de bienveillance. Je mets un pied hors du savoir, et je m'aventure dans une nouvelle posture.
L'AVENTURE. "je ne sais pas". Le mot est laché. Trop de gens sont dans l'incongruence : Dans la peur du rejet, du regard de l'autre. Alors, on fait comme si, jusqu'à la mythomanie.
J'ai reçu l'autre jour une femme qui travaillait dans un groupe depuis 11 ans, et qui grâce à un charme certain avait gravit quelques échelons. Elle venait pour un problème de stress et de prise de parole.
Lorsque je lui ai posé des questions sur son travail, elle ne put me répondre. Non pas par stress.
Mais parce qu'elle ne connaissait pas les réponses. Elle était incongruente. Et elle voulait gagner plus!
C'est une gangrène dans les entreprises et la porte ouverte à l'évitement, la peur, l'incompétence.
Il lui fallait simplement dire à son N+1 qu'elle avait besoin de formation produit, sortir de la séduction pour revenir à plus de simplicité et d'efficacité. De vérité.
La zone d'excellence est à ce prix : prendre des risques proportionnels à ses compétences.
Considérer que tout est apprentissage. le temps joue pour nous quand on le considère comme un allié.
ainsi le temps de l'analyse et du retour sur soi marque des étapes.
Il sera alors bien temps de réajuster les objectifs toujours de manière réaliste.
Mais si nous nous rendons compte que ce que nous savons est une goutte d'eau en rapport à ce que nous ignorons (sur nous même et sur l'univers) Alors nous pourrons dire je ne sais pas et continuer de monter en compétence. Encore et encore.
L'autre nous paraitra alors comme un continent vierge et nous partirons à sa découverte comme pour la première fois.
Notre modèle du monde restera le notre mais s'enrichira d'une autre vision.
je dis ça mais....je ne sais pas.
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